Notre méthode

Voici comment un balai serpillère arrive dans nos classements, et ce qui décide de sa place.

Est-ce que vous testez les balais ?

Non, et c’est la première chose à savoir. Rien n’a lavé un sol chez nous. Sur un marché où les modèles se comptent par centaines et se renouvellent chaque saison, annoncer un essai maison serait une facilité que personne ne pourrait contrôler. Notre travail consiste à rassembler ce que les fabricants publient, à le mettre dans les mêmes unités, et à comparer ce qui est comparable.

Une part du travail est assistée par intelligence artificielle : elle rassemble les caractéristiques éparpillées entre fabricants et marchands, et met en forme les commentaires. Elle ne participe pas au calcul. La note sort du moteur à partir des valeurs relevées.

Quels chiffres regardez-vous ?

Ceux qui se comptent. La largeur de la tête en centimètres, qui dit la surface couverte à chaque passage. La contenance du seau en litres. La longueur du manche, qui décide si vous vous cassez le dos. Le nombre de recharges livrées dans la boîte, qui change le prix réel de la première année. Le système d’essorage sert de ligne de partage : une essoreuse à pédale, une essoreuse rotative et un mécanisme à levier ne se comparent pas sur les mêmes valeurs, alors nous ne les mélangeons pas.

Où prenez-vous ces valeurs ?

Sur la fiche du fabricant, relevée chez le marchand qui distribue le modèle. Si deux sources ne disent pas la même chose, nous le signalons au lieu de trancher pour la plus avantageuse. Si une valeur n’est publiée nulle part, la case reste vide. Elle sort alors du calcul, et les autres critères se répartissent son poids. Nous préférons un trou visible à une valeur inventée.

Comment la note se fabrique-t-elle ?

Chaque critère donne une sous-note, chaque sous-note a un poids, et la note sur 10 est leur moyenne pondérée. Sur la plupart des critères, plus haut vaut mieux. Sur certains, non : un seau de très grande contenance devient lourd à porter, et une tête très large ne passe plus entre les pieds d’une table. Nous rangeons ceux-là parmi les critères dits d’adéquation : la valeur qui colle à l’usage l’emporte, quand bien même une autre serait plus élevée. Arriver en queue de peloton sur un critère vaut une note basse, jamais un zéro.

Un critère peut-il ne noter personne ?

Oui, et c’est voulu. Quand trop peu de fabricants publient une donnée, elle est retirée du calcul pour tous les modèles, y compris ceux qui l’affichent : la comparer reviendrait à récompenser le hasard de la communication plutôt que le produit. La fiche indique alors, sous la note, les critères mis de côté.

Il existe une exception : quand une échelle est écrite d’avance et publiée avec sa source, elle ne dépend pas de ce que le marché veut bien dire. Un critère de ce type reste noté même si peu de fabricants le chiffrent.

Est-ce que l’affiliation influence le classement ?

Non. Le calcul ne voit que des caractéristiques et des poids. Il ne sait pas quel marchand rémunère quoi, ni même quels modèles portent un lien. Aucune marque ne peut acheter une place, une note ou une mise en avant. Un comparateur doit dire sur quoi il classe et prévenir que des liens le rémunèrent : l’article L111-7 du code de la consommation l’y oblige. Vous venez de lire les deux.

Est-ce que ça change ?

Oui, à chaque relevé. De nouveaux modèles entrent, des valeurs bougent, des notes se déplacent. Ce classement vaut pour aujourd’hui.